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en passant

Au nom de Qui, au nom de Quoi ...!!!

Elle était assise là
sur sa valise, comme ça
elle attendait qui, ou qoui?
peut-être toi ou moi
et puis tout a exploser fort
il y avait partout des corps
on entendait "maman j'y vois plus rien"
une seconde avant, tout était bien !

Lui lisait son journal là
les cheveux blancs, sur un banc
il attendait le prochain train
qui ferait route vers les siens
puis il y a eu l'éclair flash
sur sa chemise blanche une tache
il a reçu du sang sur la main
une seconde avant tout était bien

Et le petit là-bas en rollers
ou est passé son bras, quelle horreur
Y a pas de mots pour dire
y a pas de martyr
que des fous qu'il faut maudir
dans leurs choix de faire souffrir!

Elle faisait les cent pas, là
les deux mains sur son gros ventre
elle attendait qu'il rentre le papa
pour le serrer entre ses bras
et l'enfer s'est posé là
un bout de verre planté comme ça
elle s'est pliée en deux en criant
au secour, mon dieu, mon enfant

Il n'avait qu'un seul ami
quatre pattes aux poils gris
il faisait la manche assis par terre
une barbe blanche, rude et fière
et puis c'est arrivé "crash"
et c'est lui qui a payé cash
il est mort en carressant son petit chien
une seconde avant tout était bien

Au nom de quoi c'est possible
au nom de qui cette cible
y a pas de loi si terrible
pour des fous qu'il faut punir !

Saint Petersburg

«Mais ce qu’avant tout j’aime, ô cité d’espérance,
C’est de tes blanches nuits la douce transparence»

Ainsi chantait Pouchkine, dans son Cavalier de Bronze, la beauté irréelle de Saint-Pétersbourg lors des fameuses Nuits Blanches.

Les Nuits Blanches, aussi appelé tolga ou soleil de minuit, est une période où le soleil ne se couche pas aux latitudes supérieures au cercle polaire. Aux latitudes légèrement inférieures, cependant, le soleil ne descend pas beaucoup en dessous de l’horizon et cela ne permet pas à la nuit de devenir totalement noire. Il fait quelquefois si clair qu’on peut lire un livre sans éclairage artificiel. Ce qui rend les Nuits Blanches uniques à Saint-Pétersbourg, c’est la conjonction de la beauté intrinsèque de la cité et de cet éclairage quasi-surnaturel qui magnifie l’élégance classique des bâtiments et des palais, des canaux et des ponts, des statues et des églises.

Le Festival des Nuits Blanches, qui coïncide également avec la fin de l’année scolaire et attire un public jeune et local, en plus des hordes touristiques. De nombreuses fêtes et manifestations populaires ont lieux dans les différents quartiers de la ville, d’innombrables spectacles musicaux et théâtraux sont proposés et il est particulièrement étrange d’assister aux feux d’artifices sur la Néva, tirés semble-t-il en plein jour !!! Tous les plus beaux monuments de la ville et des environs sont mis à contribution puisqu’on trouve aussi bien des concerts de rock à la forteresse Pierre et Paul qu’un carnaval autour du palais tsariste de Tsarskoïe Selo ou qu’un festival de jazz au bord de la Baltique.

La Baltika, bière locale, coule à flot, les terrasses des cafés et restaurant ne désemplissent pas et il semble que le flot des promeneurs soit continuel sur la perspective Nevsky chère à Gogol et Dostoïevski…

Pourtant, dès qu’on s’éloigne des grandes artères, on peut jouir d’une solitude rare en parcourant des avenues désertes dont l’architecture classique exaltée par cette lumière irréelle,-(L'atmosphère à partir de la mi-journée se transforme en un éternel crépuscule et une aube interminable)- crée un décor onirique ne manquant pas d’évoquer un tableau de Giorgio De Chirico. On ressent pleinement  la nonchalance de l'âme russe qu'évoquent les écrivains, c'est une ville si agréable pour se promener, explorer, découvrir presque à chaque coin de rue. Les parcs et les jardins sont magnifiques peuplés d'étudiants et de femmes fleurissants de jeunesse.

Saint-Pétersbourg est pleine de surprises pour ceux se donnant la peine de sortir des sentiers battus, comme si elle gardait ses plus jolis secrets pour ceux qui veulent bien laisser tomber leurs à-aprioris et se laisser vivre au rythme de la ville. Explorez, explorez, vous ne risquez pas grand-chose dans le centre-ville . Au pire, on vous dira "niet", et vous ferez demi-tour

Quittez les grandes avenues, et passez sous l'un des nombreux porches creusés dans les immeubles,  vous trouverez de jolies cours décorées par d'impressionnants street arts, des petites boutiques de vêtements, de disques, ou tout simplement une autre petite rue qui vous mènera vers une autre cour à voir.  Ne soyez pas surpris de trouver des commerces qui n'ont pas pignon sur rue,  il vous faudra prêter attention à de petits panneaux pour les trouver, ou être bien renseignés.....

Saint-Pétersbourg une ville archipel, Il n' y a pas que le musée de l'Ermitage ou l'église du Sauveur-Sur-le-Sang-Versé. Cette ville est irréductible à tout guide de voyage, avec ces hauts lieux touristiques obligatoires. On a une impression d'immensité, à laquelle la Neva et la fameuse de Perspective Nevski concourent beaucoup. C'est un centre ville qui s'étend partout inervée d'avenues et de canaux, car Saint pétersboug, que certains nomment la Venise du Nord, est construite sur 7 îles.

Comme à Moscou le métro impressionne et certaines stations n'ont rien à envier aux palais, mais le grand plaisir reste la promenade, même si remonter en tramway la Perspective Nevski est une expérience vertigineuse. L'avenue se déploie majestueuse et impériale,  impressionne vraiment , malgré les bars branchés et les boutiques des fashion victimes. On voyage à travers le temps et l'espace ; en comparaison, Paris se métamorphose en maison de poupée, voir en village de nains de jardin !

Saint Pétersbourg est indescriptible. Un roman de plusieurs centaines de pages y suffirait à peine... C'est bien une troisième Rome qui n'a rien à envier à la capitale romaine fondatrice et à la seconde Rome, la ville des empereurs byzantins, Constantinople. Quelques monuments revendiquent clairement cette ambition, pas forcément les plus gracieux comme la Cathédrale Saint-Isaac.

Je suis loin d'avoir tout vu, mais Saint pétersbourg est davantage une ville qui se savoure...Je reviendrai, encore ! le temps d'une saison russe.

Ekaterinburg.

La Russie de l’Oural, de Ekaterinburg (prononcer-Yekaterinbourg, Yek). Une ville terrible, riche, la ville de l’hypocrisie. La ville qui, après avoir été témoin de l’assassinat du tsar et de sa famille, va sanctifier cette même famille, cette ville qui s’appelait du nom de Svirlov, l’hypocrite, c’est dans cette ville que je vais marcher sur le cimetière de la police de Staline au pied des immeubles réservés à cette même police. Ancienne capitale de la mafia, ville frontière ente l'Orient et l'Occident (l'Europe et l'Asie dit-on ici), ville fière qui ne se cache pas.

La statue de Marina Vladi, celle de Lénine, l’hôtel Hyatt et ses 85 m, les vieilles églises et le monument des Beatles.....… la ville compte 600 monuments dédiés à l’Histoire. Mais cette ville semble fictive, avec ses décors faux de Truman show et ses rues de Walt Disney, de la musique émane de chaque magasin, d'énormes voitures noires aux vitres teintes surviennent de tous sens et les femmes russes, peut être empreintes de cette liberté inhérente de la nouvelle Russie, ont des allures de films américains, mini-mini jupes et collants léopard (sous d'énormes manteaux à cette saison).

Dehors quand vous sortez, ce qui marque le plus, c'est que l'air est tellement froid que vous pouvez sentir les poils de l'intérieur de votre nez geler. C'est vraiment une drôle de sensation. Personne n'a jamais fais attention qu'il avait des poils dans le nez ou tout au moins nous ne nous apercevions pas de leur existence réels car nous ne pouvions les sentir exister.... Mais là vous ressentez un nouveaux monde qui a peine découvert se congèle et picote!

Pureté du ciel d'hiver au soleil levant, horizon rosé, végétation immobile, givrée. La Sibérie l'hiver, c'est comme dans les romans. S'en protéger au risque d'être emporté, anéanti. Autour de la ville , les forets de bouleaux et pins , les monts de l'Oural (station de ski au bord de la ville), la rivière Isset et sons étang urbain (gelé, bien sur), dès que l'on s'éloigne un peu, une nature grandiose (150 jours de neige dont 30 tempêtes en moyenne par an) vous avale, vous prend, cette neige, ce ciel, ce vent brutal, tout ici me fait me sentir fragile, mais quelle beauté ! Yek est bien une autre ville l'hiver.......

Prendre le temps. Prendre le temps avec les gens, avec la vie, avec nous-mêmes. Prendre le temps de découvrir des cultures, des langues, des coutumes. Prendre le temps d'apprendre des autres, d'apprendre à se débrouiller dans un environnement totalement inconnu, d'apprendre sur soi.

Ekaterinbourg. 3ème ville de Russie, ville symbole de la limite de l'orient et de l'occident. Grand pôle économique et centre industriel de l'Oural. La ville est riche, cela se voit et se sent au niveau de vie des habitants. Première place financière, économique et industrielle de l'Oural, la ville est prospère et très culturelle (théâtres, opéra, ballets, cinémas, musées).

Des rues entières de maisons des riches industriels, banquiers et commerçants témoignent de l'âge d'or de la ville, construite sur le style architectural de St Saint-Pétersbourg.

Aujourd'hui s'alignent les buildings des grands groupes industriels dont Gazprom qui alimente en gaz une grande partie de l 'Europe de l'ouest dont la France.

Beaucoup d'espaces verts autour d'un lac au cœur de la ville historique. Les rues sont très aérées. Bien restaurée, animée, vivante. Un petit « Manhattan » s'est développé le long du lac, faisant face à la vielle Russie et ses églises.

au revoir Yek .................!

Une rencontre , une femme, une leçon ...FEMMES REMARQUABLES

 Je n'ai pas de mot assez fort , un sentiment ..l'admiration !

suivez ce lien . http://www.hera-transcontinentale.com/

La Progéniture

Jusqu'ici je ne l'avais pas remarqué aussi forte, bien qu'elle ne se cachait pas. Je n'avais certainement pas su l'identifier, passant à côté sans vraiment l'observer. A présent je l'ai côtoyé, nous avons discuté et elle me laisse très souvent impuissant.  

Cette progéniture, chaque année plus grande, plus forte, issue du mariage d'un monde capitaliste et de l'exploitation du plus grand nombre. Les paysans en sont souvent les premiers descendants, de puis fort longtemps. Cette progéniture n'est autre que la pauvreté, celle que l'on nomme économique. Puisque cette classification, imposée par certains, ne se base aujourd'hui qu'en terme financier, la pauvreté ne saurait être qu'économique. Mais, l'économie, ce mal dominant qui ne peut exister que par ses dominés, ne peut que « caresser » docilement sa progéniture. Sans elle ces « rois » ne seraient pas.  Sa caractéristique  se situe dans la diversification, qu'elle soit sociale, culturelle ou sanitaire, la pauvreté est aujourd'hui multiples. Mais ces derniers n'existeraient pas sans cette fédératrice pauvreté économique. La marchandisation que notre monde vie atteindrait-elle ces limites ? Je crois qu'elle y est déjà mais tant que notre société sera gérée par le capitalisme et les entreprises, générant des citoyens individualistes et consommateurs irresponsables, la pauvreté aura de quoi s'alimenter.

Pour Ema

Tu m'excuseras Ema du peu de mots à venir pour définir notre rencontre. Ils n'en résumeront pas l'intensité et le bonheur partagé. Celui de la futilité et de quelques heures échangées, entre coca, bananes, cacao et mandarine ! Il nous aura fallu quelques semaines avant de se découvrir et de se comprendre mais au fond cela n'a pas d'importance. Tu m'as avoué ton passé et je t'ai parlé de mes projets. Nous nous sommes confiés sans nous juger, toi la Bolivienne et moi le blanquito. Ce sont ces simplicités que nous devrions rechercher, mais le monde s'est compliqué et s'est « monnaïsé ». Tu m'as fait partager un bout de ton univers, ton terrain, ton refuge, ou l'unique obsession est de regarder pousser et de récolter.

Je voulais te remercier de m'avoir prouvé

Que les générations n'ont pas le monopole sur les réflexions.

Je voulais te remercier de m'avoir confirmé

Que la tolérance et le respect ne se limitent pas aux nombres des années.

Je voulais te remercier de m'avoir donné ta simplicité

Que mon esprit a absorbé sans se limiter

  Je ne sais pas si tu liras un jour ces mots, je ne le crois pas. Cela importe peu, il en restera ces moments entre un français et une bolivienne.

  •  

Voyage

Un mot, un geste et on se comprend, parfois difficilement quand même. Quelques fois on croit comprendre mais on répond de travers, on le sait car il suffit de voir le regard de nos accueillants !! « La langue n'est pas un problème » dit-on souvent !! Elle n'en est pas dans les moments de simples renseignements je pense, mais dés lors qu'il s'agit d'une conversation, elle le devient, un problème, la langue.

Lors d'une première rencontre, je me suis surpris à « juger », bien que ce mot soit fort pour cette situation, un jeune homme assis dans la maison, à l'écart et discret, assis prêt de la cuisinière à bois, ne parlant pas. J'ai bien tenté de comprendre sa place ici, était-ce le fils ? Quelques jours plus tard, au sein de cette même famille, je revis le jeune homme, « je travail ici quelques jours par semaine » m'a-t-il fait comprendre !! Et peu de temps après, j'étais assis dans la cuisine, discret, ne parlant pas et écoutant la famille et leurs amis parler !

Petit à petit tout s'apprend et les expériences ne peuvent que nous enrichir de ces moments partager avec l'autre, avec les autres. Si cela n'est pas facile pour soi, qu'en est-il pour celui qui vous accueil ? Quels sentiments la parcourt-il ?

En arrivant  je me croyais paré pour tout évènement et puis très vite on se comprend, on se retrouve et on admet. En arrivant en Bolivie je concrétisais ici une envie et un projet longtemps réfléchit. En arrivant ici j'ai rapidement compris que j'avais beaucoup à apprendre.

Changement Climatique

 

 

Sauvons la planète du capitalisme

Notre Terre mère est malade. La concurrence et la soif pour le profit et le gain sans limites du système capitalisme sont en train de détruire la planète. Dans les mains du capitalisme tout se transforme et est conçu comme marchandise, et même le "changement climatique" s'est transformé en une bonne affaire.

  L'Humanité fait face à un grand dilemme : continuer sur le chemin tracé par le capitalisme et la mort, ou choisir le chemin avec l'harmonie de la nature et le respect de la vie.

  Dans le protocole de Kyoto de 1997, les pays "développés" se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 5% par rapport au niveau-bas de 1990. Cet engagement n'a pas été respecté. Jusqu'en 2006, les gaz à effet de serre, loin d'atteindre l'objectif fixé, ont augmenté de 9,1% par rapport au niveau-base de 1990.

  Pour ces pays, il est plus important de sauvez les affaires de Wall street que la santé de la planète. Les Etats Unis et l'Union Européenne viennent d'affecter 4.100 milliards de dollars pour sauver les banquiers d'une crise financière, qu'eux même ont provoqué.

  Par contre, pour les programmes liès au changement climatique, ils ont prévu à peine plus de 13 milliards de dollars, donc  313 fois moins.

 

NON

Je n’ai que le seul verbe, paroles et écrits  
Pour faire entendre la portée de mes cris  
Là où, seule la force brute demeure  
Là où, sans raison, tant d’innocents meurent  
Là où le courage, avec joie et délice,  
Accepte, au delà du geste, jusqu’au sacrifice  
Je ne peux qu’inscrire, en gros, le mot NON  
Et me dresser, simplement, face aux canons !...  
 Je n’ai que l’écrit, le verbe et la parole  
Moi qui tiens toujours quelques propos drôles  
Pour dire avec sérieux et sur un ton solennel  
Que je refuse la loi des Rois et des colonels  
Qui tiennent leur pouvoir d’un droit divin  
Ou, noient leurs nuits dans le faste et le vin  
Qui musèlent les peuples sous la loi du fer  
Et promettent aux insoumis les affres de l’enfer   
Je n’ai que la parole, l’écrit et le verbe  
Moi le petit homme et le poète en herbe  
Face aux baïonnettes montées sur les canons  
Pour dire fièrement ce simple mot : NON  
Non à la dictature, non au despotisme  
Qui voit dans la différence, une forme de schisme !  
 Je dis non au mépris, non à l’humiliation  
C’est dans la fierté que naissent les nations  
Dans ce simple intérêt, que les êtres se portent,  
Qui les poussent à accepter d’ouvrir leurs portes  
Et recevoir volontiers, le malheureux, en leur sein  
Sans l’appât du profit ou tout autre dessin !...    
Non à la pauvreté, non à la solitude !...  
A ceux qui nous ont domptés avec leurs certitudes  
Ceux qui mettent sans cesse le nez dans nos affaires  
Jusqu’à même nous dire ce qu’il convient de faire  
Qui pensent nous punir, dès que nous contestons  
Et refusent que nous soyons autres que des moutons !...  
Non aux dits « mulets » des passeurs de drogues  
Au salut nazi de quelques têtes de bouledogues  
Non à la torture, non à tous les sévices  
Non pour les enfants victimes du vice  
Qui doivent ou se vendre ou se prostituer  
Ou drogués, enrôlés iront se faire tuer    
Non pour la candeur qui préfère la fuite  
Et la jeune pousse, par l’insouciance détruite,  
Non à la moindre haine et non au racisme  
Non à la pensée unique qui mène au fascisme  
Non pour que la différence quelle que soit sa forme  
Puisse prévaloir à toutes les autres normes !  
 Non à l’intolérance et non au racisme !..  
Non à tous ces « neutres », murés dans le mutisme  
Qualifions par le verbe chaque chat de chat  
Car dans le silence il n’y a point de rachat !  
Dites de toutes vos forces, criez ce mot : NON  
Devant la force brute ou face aux canons !...  
 Dites non avec moi, dites non, simplement !...  
Votre nom brillera là-haut, au firmament  
Vous verrez, avec moi, quoi qu’il vous en coûte  
Que le monde, respectueux, se tait et vous écoute,  
De chaque coté du non les « N », de façon étrange,  
Se dressent autour du « O » comme les ailes d’un ange !...  
Elles battront si fort autour du « O » centré  
Qu’à vos cris plus personne n’osera entrer  
Par les mots, par la parole, dites seulement NON  
Et vous verrez devant vous, se coucher les canons  
Vous verrez que les armes, sans rien de méritoire,  
Ne peuvent, comme le verbe, écrire l’histoire !...  
 Qu’ils tirent sur le courage, qu’ils tirent sur tout ce qui bouge  
Jamais, ils ne pourront changer la couleur rouge  
Du sang bouillonnant qui coule dans toutes les veines  
Et qui saura se dresser, s’il le faut, devant les haines  
Il saura avec courage qu’il peut toujours dire NON  
Quitte à devoir servir de chair à canon !...  
 Le courage est absolu ! Et jamais il n’a cure  
Des tortures d’un moment fussent-elles sinécure  
Debout ou assis, ou agonisant sur sa couche  
Il n’aura que ce seul mot familier dans sa bouche  
Ce mot qui après lui fera tout son renom  
Une hymne à chanter : NON ! NON ! et NON !  

Vous avez dit PALU ?

 

J-M Lebret  - manager AMSCO / PNUD expert détaché aupres des Nations Unies

A l’occasion de la Journée africaine de lutte contre le Paludisme à l’instigation des pays africains, Plan pousse une fois de plus un cri d’alarme contre cette maladie. Si ce fléau qui touche 36% de la population dans le Tiers Monde, c’est l’Afrique qui paie le plus lourd tribu avec 90% des décès. Cette journée consacrée à une maladie quasiment inexistante dans les pays occidentaux, se déroulera, sans doute, dans l’indifférence du reste de la communauté internationale. Il faut dire que, contrairement au SIDA par exemple, le paludisme touche peu les occidentaux hormis quelques voyageurs imprudents. Bien que cette maladie soit évitable et guérissable si elle est soignée rapidement et de manière appropriée, elle gagne du terrain. On assiste à une augmentation dramatique du nombre de cas de paludisme et de décès dus à la maladie ces dernières décennies : le nombre de cas est aujourd'hui 4 fois plus élevé que dans les années 70 et la mortalité a été multipliée par 3 dans les hôpitaux africains sur la même période. Face à cette recrudescence des cas et aux difficultés rencontrées dans la lutte contre le paludisme, Plan lance une campagne de sensibilisation, « Un Serial Killer tue un enfant toutes les 30 secondes. Le Paludisme, aidez-nous à le neutraliser ! ». Avec ce slogan, Plan affirme sa volonté d’informer l’opinion publique sur cette maladie. Un cri d’alarme contre un serial killer qui décime les populations sans grand risque d’être arrêté ! Plan souhaite aussi voir la communauté internationale se mobiliser davantage dans la lutte contre le paludisme en soutenant, par exemple, le développement de nouveaux vaccins et en faisant du 25 avril la journée mondiale de lutte contre le paludisme. Pour un grand nombre de personnes, le paludisme est une maladie des régions tropicales lointaines dont l’ampleur échappe à la conscience collective. Cette maladie grave, due à un parasite unicellulaire et transmise par les piqûres de moustiques, est de loin la plus importante des maladies parasitaires tropicales dans le monde et la plus mortelle des maladies transmissibles après la tuberculose. Le parasite est non seulement devenu un mutant qui résiste aux traitements actuels, mais, en plus, il commence à réapparaître dans des régions d’où il avait été éradiqué. L’urgence de la situation nécessite une véritable collaboration au niveau des stratégies de lutte contre le paludisme et des recherches en cours, notamment sur les vaccins potentiels. Premières victimes : les enfants L’OMS estime entre 250 et 400 millions le nombre de cas cliniques par an. Ce sont les enfants en bas âge qui paient le plus lourd tribut car leur système immunitaire est plus faible et ils présentent une susceptibilité élevée aux formes les plus graves de la maladie. Le paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes et constitue la quatrième cause de mortalité d’origine infectieuse chez l’enfant de moins de 15 ans dans le monde, devant le SIDA. Les enfants de moins de 5 ans sont les premières victimes du paludisme car bien souvent, ils ne bénéficient pas des moyens de prévention les plus simples : moustiquaires, médicaments et moyens de diagnostic. L’infection parasitaire est aussi particulièrement dangereuse chez la femme enceinte. Il peut provoquer une anémie grave, une insuffisance pondérale à la naissance et est l’un des facteurs principaux de la mortalité maternelle dans les régions d’endémie. Les politiques d’éradication du moustique porteur ont montré leurs limites et les médicaments existants perdent de leur efficacité. D’ailleurs, aujourd’hui l’OMS ne parle plus « d’éliminer » la maladie mais de la faire « reculer ». Pourtant le paludisme est une maladie évitable et guérissable (même si l’infection demeure présente) si elle est soignée rapidement et de manière appropriée. Lutter contre le paludisme est un véritable défi dans lequel Plan s’est engagé au quotidien depuis plusieurs années. La mobilisation passe, entre autre, par la fourniture de moustiquaires, l’information et la formation des populations locales. En attendant la mise au point d’un vaccin qui, à lui seul, ne suffira pas à vaincre la maladie, la lutte contre le paludisme doit mobiliser toutes les armes disponibles : la lutte antimoustique en fait partie. Un des éléments essentiels du programme de prévention mis en place par Plan consiste à distribuer des moustiquaires qui protègent les enfants, et, dans le cas de moustiquaires imprégnées, tuent les moustiques. 800 000 enfants bénéficient déjà de 400 000 moustiquaires. Plan s’applique, aussi, à informer et sensibiliser les populations locales en leur expliquant les origines de cette maladie et en les encourageant à utiliser des moustiquaires toute l’année. La population doit comprendre que le paludisme est transmis par les moustiques, et seulement par les moustiques. En effet, seulement 50% des Maliens, par exemple, en ont connaissance. Plan a mis en place des « séances théâtrales interactives » avec des acteurs issus des communautés. L’assainissement du cadre de vie est primordial dans la mesure où l’environnement constitue un des principaux facteurs de propagation de la maladie. Pour cela, Plan mène un travail de sensibilisation aux questions d’hygiène et de propreté liées, notamment, au traitement des plans d’eau. Au Mali, le paludisme est la 1ère cause de consultation (21,8%). Près de 500.000 cas de paludisme par an ont été recensés dans ce pays. Un diagnostic précoce est donc important, il permet une prise en charge rapide et efficace des malades, cruciale pour la survie des sujets à risque. 1/3 des enfants hospitalisés pour un cas grave de paludisme en meurt encore. Au Mali, Plan équipe les centres de santé et les renforce en formant du personnel.

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