Ecriture de nuit

hymne à la vie-
Quelle merveille que l'œil
qui reçoit les couleurs,
couleurs chatoyantes et gaies.
Quelle merveille que l'œil
qui découvre le soleil
au lever et au coucher.
Quelle merveille que l'œil
qui traverse avec admiration
le pacte de l'arc en ciel.
Quelle merveille que la voix
qui chuchote des mots
que le vent colporte d'âme en âme.
Quelle merveille que la voix
qui dit à celui qui attends,
qu' il n'est pas oublié.
Quelle merveille que ces mains
qui ont pu t'écrire!
Quelle merveille que ces mains
qui ont pu serrer les tiennes.
Quelle merveille que ces pieds
qui foulent l'herbe gorgée de rosée,
qui glissent dans les flots de la marée.
Quelle merveille que ces lèvres
qui donnent des sourires
Don gratuit, mais généreux,
à ceux qui ne savent pas
et à qui manque l'essentiel.
Quelle merveille que la vie !
Il ne faut pas désirer davantage
mais aimer ce que l'on a :
une fleur qui s'ouvre
une âme qui fait parler son cœur
un sourire
un brin d'herbe
un petit rien.
Quelle merveille que la vie.
Dans ma main je tiens une graine,
mon oeil la regarde,
soudain ! c'est le miracle.
La graine est devenue un arbre
soudé au sol nourricier
avec une forte aspiration à la lumière


et encore -
Alors que le vent hurle à déchirer le ciel
Je rêve de marcher à travers le sous-bois
Je rêve de l'humus craquelé sous le gel
Je rêve de mes pas s'enfonçant dans le froid
Je rêve de mes mains se posant sur l'écorce
Pour les laisser sentir la puissance de l'arbre
Je rêve de poser mes fardeaux et mes forces
Au pied du plus vieux chêne pour y verser mes larmes
Je rêve de mon souffle expirant la chaleur
De ce corps si vivant qui malgré moi réclame
D'inspirer sans limites les parfums, les odeurs
De la mousse et du bois, de l'amour et de l'âme
Je vais encore pouvoir du coin des yeux cueillir
Le désir et l'envie au détour d'un regard
Je vais encore goûter le meilleur et le pire
Aimer de tout mon être, et combler ma mémoire
Je tiens à rendre grâce d'être aujourd'hui debout
Pour ce temps accordé, cet avenir, cette chance
Pour la passion de vivre, pour la force des sens
Je tiens à remercier, courbée et à genoux
Je ne veux oublier ce qu'est le vrai bonheur :
La simple joie de voir, d'entendre, et de toucher
De respirer le froid, de goûter la chaleur
La liberté de vivre et de pouvoir aimer…


Partir...
Partir, tu t'en doutes,
N'est jamais prendre une route
Mais se laisser porter par son destin
Le long de multiple chemins
Partir, n'est pas une destination
Mais un mot en avant
Qui n'entend pas son frère "Retour".....

en amérique sur Seine -
Ne cherchez pas les tours géantes chez les hommes fourmis
Rien ici n'a jamais grandi
Ni les maisons rampantes ni les idées humaines
En Amérique sur Seine dans mon pays
Ne cherchez pas les plaines immenses où l'on va solitaire
Pour y mourir quand on s'y perd
Tout est prévu d'avance de semaine en semaine
En Amérique sur Seine dans mon désert
Donnez moi des rivières
Pour y nager dedans
Ne cherchez pas l'enfer sauvage des anges de la mort
Ici les motards n'ont encore que des machines sages
Et des blousons de laine
En Amérique sur Seine dans mon décor
Ne cherchez pas les hommes en armes, la police et les chiens
On a le regard des voisins, qui nous sert de gendarmes
De menottes et de chaines
En Amérique sur Seine sur nos chemins
Donnez- moi des rivières
Pour y plonger dedans
Ne cherchez pas les grands voyages au pays des pionniers
Qui donc ici voudrait changer sa vie petite et sage
Pour  fortune incertaine
En Amérique sur Seine où je suis né
Ne cherchez pas dans les lumières les yeux de Marylin
Elle doit repasser son blue jean sans noble partenaire
Et sans metteur en scène
En Amérique sur Seine dans sa cuisine
Donnez- moi des rivières
Pour m'y noyer dedans
Vous trouverez le mal de vivre au pays des corbeaux
De ceux qui ont appris trop tôt qu'on ne peut que survivre
Et que survivre à peine
En Amérique sur Seine dans mon tombeau

 

 

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